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Dépendance technologique

Petite histoire d’une dépendance technologique

Publié le 14 mai 2008 | Opinions | 0 commentaire

Il y a plusieurs mois, ma conjointe et moi décidions d’acheter une maison en copropriété avec les beaux-parents. Je ne croyais pas alors qu’il y avait autant de démarches avant de disposer de sa propre demeure. Heureusement, Internet était là. Ce moyen de communication a rendu plus facile la recherche et a permis à notre agente d’immeuble de nous faire parvenir presque immédiatement les offres qu’elle recevait. Nous avons trouvé la demeure idéale en février dernier, et c’est le premier mai qu’avait lieu le grand jour du déménagement. Encore une fois, Internet s’est montré très pratique pour effectuer les changements d’adresse. Le déménagement s’est plutôt bien déroulé, mais un malentendu avec Vidéotron m’a privé de tous mes services pendant plus de cinq jours. J’ai constaté à ce moment l’ampleur de notre dépendance à la technologie.

Je n’ai pas hésité à donner le nom de mon fournisseur de services. Je ne connais pas la situation dans les grands centres comme Montréal en ce qui a trait au service à la clientèle et au soutien technique de Vidéotron. Mais au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le fournisseur a largement surpassé tous les domaines d’activités pratiqués par son principal concurrent Bell Canada (dont je ne me gène pas non plus pour décrier le mauvais service sur tous les points).

Tout a commencé lorsque j’ai téléphoné chez Vidéotron presque un mois à l’avance pour que le technicien se présente à notre nouvelle maison pendant le Week-end du déménagement. Nous avons acheté un duplex, mais un petit appartement a été aménagé au sous-sol. Une gentille dame habitait celui-ci. Elle était la seule dans le bâtiment à être branchée avec Vidéotron. L’ancien propriétaire qui habitait le rez-de-chaussée recevait les services de Bell ExpressVu. Pour ces raisons, la seule adresse à figurer dans le système de Vidéotron était celle de l’appartement du sous-sol. Il n’y avait aucun dossier créé pour l’adresse principale du rez-de-chaussée. Lorsque le technicien est arrivé sur les lieux, il n’a pu effectuer le travail, car il n’avait pas la bonne adresse pour le branchement.

Nous sommes alors le 2 mai. Je dois téléphoner chez Vidéotron (heureusement que j’avais mon téléphone cellulaire!) pour faire une demande de création de dossier pour mon adresse. Une préposée très polie et amicale me dit alors qu’elle envoie une demande et que celle-ci devrait être traitée dans la journée. Samedi matin, je reçois un appel de la même préposée afin de me confirmer la création du dit dossier. Il fallait maintenant prendre un rendez-vous pour la venue d’un autre technicien. Étant absent au moment de son appel, j’ai dû rappeler le service à la clientèle où j’ai dû réexpliquer mon cas à une autre préposée. Je fus très désappointé lorsqu’elle m’affirma qu’il n’y avait aucune disponibilité avant le 12 mai.

Comme demandé par le fournisseur lors de mon premier appel, j’avais déjà coupé le câble de mon modem le premier du mois afin de pouvoir le rebrancher dans la nouvelle demeure à la date prévue. Je suis abonné à trois services chez Vidéotron, soit la télé, Internet et le téléphone. Étant travailleur autonome, je possède une ligne téléphonique principale et une autre ligne pour les affaires. Sa réponse ne m’a donc pas satisfait. J’expliquai ma situation tout en précisant que j’étais disponible à toute heure du jour. La très gentille préposée me demanda de patienter quelques minutes. Lorsqu’elle revint, elle me confirma qu’un technicien passerait dans la journée du 5 mai, entre 7 heures et 20 heures. Lundi matin, à la date prévue, le technicien était sur place pour effectuer les branchements. Il en a profité pour remettre à neuf tout le câblage depuis le poteau jusqu’à l’intérieur de la maison. On m’a également accordé un crédit pour les journées où je n’ai pu profiter des services auxquels je suis abonné.

Cette petite mésaventure m’a fait prendre conscience de la dépendance technologique dont nous sommes « victimes ». Nous vivons chaque jour avec nos téléphones cellulaires, notre ordinateur branché sur Internet et notre télé qui se veut maintenant en haute définition, sans vraiment avoir conscience de toute son importance dans notre quotidien. C’est lorsque nous en sommes privés que nous le réalisons. Cette anecdote n’est qu’un petit exemple parmi tant d’autres. Je pense notamment à la crise du verglas qui a touché plusieurs régions du Québec en 1998, dont Montréal où des milliers d’abonnés à Hydro-Québec ont dû vivre jusqu’à quatre semaines sans électricité. Des événements comme celui-ci nous rappellent l’essentiel de la vie, que nous oublions bien rapidement dès le premier appel téléphonique!

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