Recherche

Le Blogue

Bulletin électronique

Inscrivez-vous pour recevoir par courriel les derniers articles du blogue.

J'ai lu et accepte la Politique de confidentialité de ce site

Informations

Suivez-moi !

Suivre sur Twitter Suivre sur Facebook Suivre sur Linkedin Suivre sur Google+ Suivre sur YouTube S'abonner au fil RSS
Sexto

Les sextos : nouveau moyen d’extériorisation ou d’intimidation?

Publié le 22 avril 2009 | Opinions | 0 commentaire

Bon nombre d’entre vous, sans dire la majorité, ne savent pas ce que sont les sextos. En fait, je suis dans le domaine de l’informatique et avant aujourd’hui, je ne savais même pas que ce mot existait. Il est pourtant, paraît-il, de plus en plus populaire chez les jeunes. Vous savez alors ce que sont les textos ou SMS? Il s’agit de messages texte envoyés par téléphone cellulaire qui peuvent contenir aussi des photos. Les sextos sont en quelque sorte des textos à caractère sexuel. Une tendance récente qui a lieu de nous inquiéter…

Saviez-vous qu’aux États-Unis, des adolescents ont déjà été accusés de pédophilie en 2009? Leur crime a été de diffuser des sextos (des photos d’eux complètement nus) sur Internet et par téléphone cellulaire. Parmi ceux-ci, trois adolescentes de Pennsylvanie âgées de 14 et 15 ans ont été poursuivies pour fabrication, dissémination et possession de pornographie juvénile. Leurs copains ont aussi été accusés de possession d’images à caractère pédophile (source : Cyberpresse).

Déjà, je ne savais pas que des jeunes pouvaient être accusés de pédophilie. C’est pour dire que le monde virtuel peut aller très loin. Aujourd’hui, l’hypersexualisation des jeunes est un phénomène bien réel qui a malheureusement pris son ampleur grâce aux moyens de communication actuels comme Internet et, plus récemment, le téléphone cellulaire.

Certains diront que la faute revient aux fabricants de cellulaires qui ont ajouté une multitude de fonctions à leurs téléphones comme l’appareil photo qui peut également filmer telle une caméra. Mais ce moyen n’est-il pas simplement le prolongement de ce qui existe déjà avec les caméras Web (webcams)?

Il y a déjà eu des cas où la jeune fille avait envoyé une vidéo sexy à son copain et celui-ci l’avait distribué sur Internet après leur rupture. Cette mesure peu délicate d’intimidation semble se transporter aujourd’hui sur les téléphones cellulaires qui sont de plus en plus accessibles aux adolescents.

C’est d’ailleurs ce qui expliquerait l’expansion du phénomène selon certains intervenants chez Jeunesse, J’écoute. Le service d’aide aux jeunes reçoit en effet un nombre considérable d’appels et de courriels à ce sujet. De plus en plus de jeunes ont un cellulaire et certains, au Québec, l’auraient déjà utilisé à des fins d’intimidation en publiant des photos sexys de leur petite amie. Sur ce point, Alexandre, sexologue et intervenant à Jeunesse, J’écoute, précise que le phénomène touche aussi bien les garçons que les filles.

Pour sa part, Alain Gariépy de l’Association des sexologues du Québec, croit qu’il s’agit du « même problème de l’intimidation, mais que c’est seulement le mode d’expression qui évolue ». Dans tous les cas, la Sureté du Québec affirme être sur ses gardes quant à la propagation de cette cybercriminalité. Celle-ci indique toutefois n’avoir reçu aucune plainte à ce sujet cette année.

Que peut-on faire alors contre ce phénomène? Rien de plus que d’en parler et de sensibiliser son adolescent(e) à la maison sur cette forme d’intimidation qui est aussi néfaste que celle propagée sur Internet ou pratiquée dans la cour de l’école.

Publicité

Partagez cet article !

Récemment dans « Opinions »

Sujets connexes

Laisser un commentaire

Nom *

Adresse de courriel *

Site Web

Commentaire *

Merci de commenter cet article. Tous les commentaires publiés sur ce blogue sont modérés et soumis à mon approbation. Votre adresse de courriel est requise, mais ne sera pas visible publiquement.

Consultez la politique de confidentialité de ce site Web pour en savoir plus sur la collecte, la conservation et l'utilisation de vos données personnelles.