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Séisme Saguenay

Le Saguenay se souvient du séisme de 1988

25 novembre 2008 | Techno & Sciences | 10 commentaires
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Crédit image : La Presse

Il y a 20 ans, le 25 novembre 1988, le Saguenay était secoué par le plus important séisme à survenir en Amérique du Nord depuis les 60 dernières années. Retour sur cet événement qui a marqué la région.

Bien que l’épicentre fût situé à 35 km au sud de Chicoutimi, le tremblement de terre d’une magnitude de 5,9 à l’échelle de Richter fut ressenti à plus de 1 000 km, jusqu’à Montréal et même New York. Ce séisme avait été précédé deux jours plus tôt par une secousse d’une magnitude de 4,7 à l’échelle de Richter, survenue tôt le mercredi matin. Tous se souviennent de cet événement des plus rares dans la région. De nombreuses personnes ont craint d’ailleurs le revivre 20 ans plus tard puisqu’un séisme d’une magnitude de 4,2 est survenu il y a moins de deux semaines dans le Bas-Saint-Laurent. Le scénario n’a heureusement pas été le même cette fois-ci.

Vendredi, le 25 novembre 1988 vers 18 h 45 (heure du Québec), je suis à l’épicerie avec mon frère de six ans mon cadet, ainsi que mon père que nous visitions les week-ends (après un divorce qui avait eu lieu l’année précédente). Soudain, sans vraiment comprendre ce qui se passe dans les premières secondes, la terre se met à trembler. Les secousses font balancer les étagères du supermarché, nous percevons un lourd grondement provenant du sol et des cris d’enfants effrayés devant des parents qui tentent de les réconforter. L’enfant de 12 ans que je suis n’a aucune notion de ce qu’est un séisme. Pourtant, il le vit.

Le séisme a duré tout au plus une minute et quelques secondes. Il me parut pourtant beaucoup plus long. Lorsque la secousse s’est arrêté , les gens qui faisaient l’épicerie comme nous sont restés immobiles quelques instants. Je me souviendrai toujours de l’expression du visage du propriétaire de du commerce lorsqu’il s’est avancé vers nous en constatant les dégâts causés dans les allées. De nombreuses personnes craignaient alors le pire à l’extérieur des murs où il n’y avait plus d’électricité.

Pendant la nuit du vendredi au samedi, il y a eu de nombreuses répliques, dont la plupart ont été modestes. Malgré la force du séisme, on a signalé aucune perte de vies. Les dommages se sont limités à plusieurs bâtiments où quelques murs et parties de plafond n’ont pu résister à l’impact de la secousse. Certaines parties de route se sont également affaissées.

Le « Tremblement de terre du Saguenay », comme il a été nommé, est survenu dans une région relativement inactive au point de vue sismique. Vu la force du tremblement de terre, il est étrange encore aujourd’hui que son épicentre ait été localisé à 75 km au nord de la zone sismique de Charlevoix-Kamouraska. En effet, contrairement au Saguenay, cet endroit est sujet aux séismes. Selon le sismologue Maurice Lamontagne, on décèle dans cette partie du Québec entre 200 et 300 séismes par année. Cependant, seuls quelques uns excèdent une magnitude de 3 sur l’échelle de Richter.

Une vingtaine d’années plus tard, sommes-nous en mesure de prévoir les séismes au Québec? Maurice Lamontagne avoue que non : « Nous ne sommes toujours pas capables de prédire les tremblements de terre, encore moins leur force, ce n’est pas comme la météo, mais on reconnaît les zones où c’est le plus susceptible ».

Ainsi, grâce à de nombreuses données recueillies par la Commission géologique du Canada qui possède des équipements beaucoup plus sophistiqués qu’il y a vingt ans, on a établi différentes zones à risque pour les séismes au Québec. Une carte de ces zones sera rendue publique en 2009. À ce sujet, monsieur Lamontagne a précisé : « Certains endroits montrent jusqu’à 100 mètres de sédiments, ce qui signifie que ça brasse plus. C’est le cas pour le quartier Saint-Roch, tout le bassin Louise et le long de la rivière Saint-Charles ».

Enfin, nous possédons aujourd’hui un outil que nous n’avions pas autrefois pour nous informer et nous cultiver à propos des séismes : le Web. Il existe quelques sites intéressants à ce sujet dont Séismes Canada, le sismographe du Cégep de Jonquière et la page d’information de Wikipédia.

N’hésitez pas à poster vos témoignages et commentaires sur cet événement, particulièrement si vous l’avez vécu. Vous pouvez également proposer d’autres liens intéressants si vous en connaissez.

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10 commentaires sur « Le Saguenay se souvient du séisme de 1988 »

  1. Dave a écrit :

    Moi j’avais 8 ans, j’habitais dans un logement seul avec ma mère au deuxième étage d’un triplex a Mistassini. Je venais de prendre mon bain et j’écoutais Spiderman a la télévision . Je venais de finir mon bol de céréale et j’étais couché sur la table a plat ventre (oublier pas que j’avais 8 ans). Soudain, l’image de la télé est parti pour laissé place a de la neige, au même moment un sourd grondement envahissait la pièce et puis ca c’est mis trenquillement a balancer (tout ce que je viens de décrire c’est passé en moin de 2 seconde) puis la ca été le gros tremblement, tout bougeais dans la maison et l’électricité a coupé. Je savais très bien ce que c’étais car a l’école, a cause du tremblement de terre 2 jour avant, il nous avais expliquer ce que c’étais et comment réagir. Ma mère fesais un sommes car elle avait sortie de la douche juste avant mon bain. Ce fut la seul fois de ma vie ou j,ai vu ma mère… etk, en tenu de Ève et heureusement j’ai oublier ce détail :-) J’ignore combien de temps a durée la secousse mais nous nous sommes habillé rapidement et nous sommes partie dehors. Je me souvient que rendu la, plein de gens fesais comme nous. Voila, C’était mon histoire :-)

  2. Carole a écrit :

    Suite au tremblement de terre du 6 novembre dernier, j’ai fait quelques recherches puisque nous sommes en novembre, tout comme vous, je ne peux oublier…et je suis arrivée sur votre page. J’ai remarqué qu’il datait de longtemps mais ça m’a fait un bien fou d’envoyer mon témoignage.

    Merci et bonne continuité.

  3. Carole a écrit :

    Je me souviens très bien de ce soir à 18hres48 alors que je regardais l’émission « Coup de foudre ». Au sous-sol, ma laveuse fonctionnait. Ma jeune fille qui avait à l’époque 2 ans et demi était à mes côtés. Mon époux était au Centre des Congrès de Québec. De son côté, seules les lumières ont baissé puis il a su qu’il y avait eu un tremblement de terre. Il ignorait comment de notre côté, nous avions été affectées.
    À l’époque, nous demeurions à Stoneham et au printemps, il y avait eu un tout petit tremblement de terre d’un p’tit peu plus de 3 si je me souviens bien ou tout au plus 3 et je l’avais très bien ressenti, étant dans mon bain. Le chien s’était mis à gronder et à chigner puis j’ai entendu les grandes fenêtres vibrées de plus en plus comme si un hélicoptère de l’armée passait très bas et tout à coup, un gros coup. J’ai senti l’eau du bain qui s’agitait et j’ai eu l’impression que le bain allait descendre au premier. J’ai rapidement sorti et tout a cessé. Je n’ai compris que le lendemain matin que c’était un tremblement de terre.
    Pourquoi je raconte cet évènement avant celui de 1988? Tout simplement parce qu’il y a un lien significatif pour moi car celui du printemps avait laissé une grande fissure au sous-sol soit de la porte d’entrée en direction du sol. J’ai eu vraiment peur lorsque j’ai découvert ça. Puis j’ai appelé le sismologue du temps. Si je me souviens bien, c’était un monsieur Chagnon. Il m’avait donné un truc pour vérifier si c’était bien le tremblement de terre qui avait laissé la fissure ou bien de l’eau qui circulait sous la maison. Dans le premier cas, on pourrait réparer la fissure alors que dans l’autre cas, il fallait rapidement quitter la maison. Le test était de mettre un crayon dans la fissure et de vérifier chaque jour s’il était encore là ou tomber. S’il demeurait là et cela après un mois, on pouvait réparer autrement….on devait quitter car il y avait un réel danger d’eau sous la maison.

    Revenons donc au 25 novembre 1988 maintenant:
    Nous sommes ma fille et moi devant la télévision puis un gros coup puis ça vibre. Là, je crois que c’est ma laveuse qui fait des siennes alors je descends très rapidement au sous-sol pour vérifier mais il n’en est rien mais j’arrête tout de même la laveuse puis remonte en vitesse car ça brasse de plus en plus. Je ne me souviens plus si au retour au salon il y avait encore de l’électricité mais ma préoccupation est reliée au petit tremblement de terre du printemps dernier puisque selon monsieur Chagon, s’il y avait un tremblement beaucoup plus fort (ce qui était peu probable selon lui), vivant dans une maison à toit cathédrale, et ayant une longue fissure en plein centre comme c’était le cas, la maison pourrait s’effondrer vers le centre. Pendant que je pense à ça, je réalise qu’il n’y a pas d’endroit où je peux nous mettre ma fille et moi en sécurité alors je décide que le mieux est de prendre un manteau et de ficher le camp à l’extérieur le plus rapidement possible cependant, j’arrive à peine à mettre un pas devant l’autre tellement j’ai l’impression que les planchers font des vagues. J’arrive enfin à mettre le premier manteau du bord à ma fille puis je tente d’ouvrir la porte d’arrière puisque je suis tout près mais je n’y arrive pas. Elle semble coincée. Je me souviens du bruit autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’avais l’impression d’une meute de loups qui hurlaient. Je vais vers la porte avant que je n’arrive pas plus à ouvrir. Je vois les grands luminaires qui se balancent tel un pendule et là, c’est la panique. Il me semble que tout joue contre moi. Je prends le téléphone afin de tenter de rejoindre mon époux. Dans le temps, il n’y avait pas de cellulaire. Pas de tonalité puis tout à coup, oui. J’arrive à rejoindre ma soeur qui vit à Charlesbourg et eux aussi ont eu la peur de leur vie. Ma soeur tente de me calmer car je suis hystérique puis plus de téléphone encore. Là je pleure et je crie. Je pèse sur le bouton du téléphone pendant plusieurs secondes puis tout à coup, une téléphoniste me répond. Ni elle, ni moi ne savons comment on a été en contact mais je lui crie que je veux rejoindre mon époux car ma peur est que la maison s’écroule et je veux qu’il sache que sa fille et moi, nous y sommes toujours. La dame est aussi apeurée que moi mais elle me promet de tenter de le rejoindre pour lui faire le message. D’ailleurs, elle réussira mais comme après notre contact, tout a coupé à nouveau, impossible pour mon époux de me rejoindre.

    Enfin, le tout terminé, le voisin vient me rejoindre car j’ai enfin réussi à sortir sur le patio avant et nous allons rejoindre d’autres voisins qui ont tout aussi peur que nous. Il n’y a toujours pas d’électricité ni de téléphone. Lorsque mon époux arrive enfin, j’éclate en sanglots.

    Encore une grande fissure mais cette fois de la porte jusqu’au plafond du 2ième. Mon époux ouvre une porte d’armoire et de la vaisselle tombe sur le plancher. Ma fille qui est couché sur moi au salon saute de peur et moi de même.
    Tout au long de la nuit, je voyais les luminaires qui vacillaient. Nous avons passé tous les trois la nuit dans le même lit. J’avais mon manteau et mes bottes au pied de mon lit tellement j’avais peur de devoir sortir en vitesse à nouveau.
    J’ai toujours dit que j’aurais dû consulter après ce séisme car je ne m’en suis jamais réellement sorti. À chaque fois que ça vibre, je crains le pire pourtant, j’arrive très bien à me calmer maintenant mais en 1988, je ne peux l’oublier.
    Celui à 04hres05 du 6 novembre, mon époux et moi avons été réveillés par une grosse vibration qui a fait tomber une horloge au pied de l’escalier. On s’est questionnés à savoir ce qui se passait. Nous avons fait le tour de la maison et compris qu’il s’agissait probablement d’un tremblement de terre. Je me suis couchée avec mes écouteurs sur les oreilles afin d’entendre aux nouvelles si cela avait bel et bien d’un tremblement de terre. Ce que j’ai su vers les 05hres du matin. J’ai peu dormi cette nuit-là car je craignais un autre tremblement de terre plus gros cette fois.
    Même nos chiens ont terminé la nuit dans notre lit. Nous vivons dans les Basses-Laurentides, à Lachute.

    • Dominic Desbiens a répondu :

      @Carole Assez étonnant de voir un nouveau commentaire sur cet article qui date de 2008. Je vous remercie de nous avoir raconté votre histoire. Je me souviens de la mienne comme si c’était hier. Le moment précis à l’endroit précis et comment je me suis senti à ce moment là. On n’oublie pas. Bien vrai qu’à l’époque nous n’avions pas de téléphone cellulaire et que les lignes résidentielles ont été coupées un certain temps (revenue rapidement à Saguenay). Il est vrai également qu’il y a eu plein de petites secousses durant la nuit. Nous n’avions presque pas dormi cette nuit-là. Que de souvenirs…

  4. Geneviève Roger a écrit :

    Bonjour, js suis en se moment en train de faire un travail d’école consernant le séisme qui c’est produit au saguenay. En fait ma question serait:Sauriez vous s’il sagit d’un séisme de surrection, subduction, ou de friction. Sinon aurier vous des sites à me suggérer. Merci

  5. cynthia a écrit :

    Bonjour,
    Je suis native de la région (Lac St-Jean) et j’ai vécu également ce séisme, mais j’étais à l’extérieur. D’ailleurs, j’ai vu des choses dans le ciel avant que se produise cet événement. J’aimerais simplement savoir si vous avez déjà entendu parler d’une histoire similaire. Merci!

    • Dominic Desbiens a répondu :

      Bonjour Cynthia (ça fait tout drôle, j’ai l’impression de parler à ma conjointe!). L’histoire des choses dans le ciel avant l’événement me dit quelque chose. Mais je ne pourrais dire avec exactitude si ce sont des témoignages ou des rumeurs que j’ai entendues à l’époque. J’avais tout de même 12 ans et je me souviens un peu plus précisément du moment où le gros séisme s’est produit le vendredi soir. J’étais à l’épicerie avec mon frère et mon père. On oublie jamais ce genre de chose. Il faudrait que j’effectue quelques recherches sur la présence de faits inexpliqués lors du séisme. Mais ce dernier était bel et bien de cause naturelle…

  6. elisa a écrit :

    Pouvez vous me donner ces inforlations :
    -Quels on etait le degats materils humains … le couts des reparations ?

    -Quels on etait les moyens pour la prevention des seisme ?

    Voila merci de repondre a mes questions au plus vite aujourd’hui ci possible !