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Essai TerraMaster D2-310

Essai du TerraMaster D2-310, un boîtier (presque) parfait pour la sauvegarde sécuritaire de vos données

Publié le 13 mars 2018 | Informatique, Opinions | 0 commentaire

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à chercher sur Amazon diverses solutions de stockage pour remplacer mon « NAS » Iomega vieillissant. Je suis arrivé par hasard sur la page d’un produit qui a suscité grandement mon intérêt. L’entreprise TerraMaster a bien voulu me faire parvenir un exemplaire pour le tester. Je vous présente le TerraMaster D2-310, un boîtier USB 3.1 performant pouvant accueillir deux disques durs (configuration RAID).

Parmi les solutions de stockage proposées par les différents fabricants, il y a bien sûr les disques durs externes et les clés USB, mais aussi des appareils qui offrent des protections supplémentaires et des fonctionnalités très pratiques.

Les « NAS » sont des boîtiers qui se connectent à un réseau local et qui contiennent généralement deux disques durs ou plus configurés en « RAID ». Cette technologie permet d’étendre la capacité des disques (deux disques de 2 To offriront 4 To de stockage) ou de sécuriser les données en les copiant de façon identique sur les deux disques (copie miroir).

On peut non seulement sauvegarder sur un NAS des données provenant d’un autre appareil connecté au même réseau (sans fil notamment), mais l’utiliser comme un centre multimédia pour lire, par exemple, de la musique et des vidéos sur une télé.

Comme je l’ai dit en introduction à cet article, mon NAS de marque Iomega se fait vieillissant et ses performances ne correspondent pas très bien aux besoins d’aujourd’hui (le transfert des données sur mon réseau local n’est pas des plus rapides !).

Puisque j’ai à la maison un routeur Asus récent qui offre des performances exceptionnelles et des fonctionnalités permettant de partager sur le réseau les données d’un disque dur branché à celui-ci, j’ai eu l’idée de chercher une alternative moins coûteuse au NAS.

Cette alternative se présente sous la forme d’un boîtier USB qui offre l’avantage de stocker les données sur plus d’un disque comme le permet un NAS, mais sans les fonctionnalités réseau (connexion USB directe à l’ordinateur ou au routeur qui supporte cette fonction).

Quelques boîtiers se sont montrés intéressants, mais le TerraMaster D2-310 se démarque par quelques caractéristiques plus évoluées.

Ce que propose le fabricant dans la boîte du produit

Avant de parler plus en détail du boîtier en question, je dois mentionner que son emballage était plutôt sympathique. Une belle boîte cubique bleue munie d’une poignée dans laquelle prenait place le TerraMaster D2-310 qui était bien emprisonné dans ses styromousses. Il a même été plutôt difficile à sortir de la boîte.

Outre le produit, le fabricant propose dans l’emballage tout le nécessaire pour « monter » les disques dans le boîtier et configurer ce dernier pour son utilisation. Il y a notamment des outils (petit tournevis pour fixer les disques à leur support et un outil pour réinitialiser l’appareil), des vis pour disque de 2,5 pouces ou 3,5 pouces, ainsi qu’un câble USB (connectique USB Type-C sur le boitier) et le câble d’alimentation avec son adaptateur. À propos de ce dernier, j’ai particulièrement aimé le fait qu’il soit assez petit et léger.

Enfin, quelques petites brochures proposent des informations utiles, notamment la procédure simple (pas de langue française) pour configurer le boîtier. Le fabricant a aussi pensé à offrir plusieurs étiquettes autocollantes pour identifier la capacité et le contenu des disques durs (non fournis avec l’appareil).

Contenu de la boîte du produit

Contenu de la boîte du produit

L’installation et la configuration sont accessibles aux novices (ou presque)

Honnêtement, je crois que l’installation des disques est assez simple pour les personnes qui ont peu de connaissances en informatique. Il suffit d’aligner chaque disque sur son support et de fixer les vis fournies avec le boîtier. Si le matériel en aluminium donne une allure de qualité et de solidité au produit, je ne peux pas en dire autant des supports pour les disques et leur panneau avant qui sont faits de plastique. Même si ce dernier semble de bonne fabrication, j’aurais aimé que les « racks » soient conçus également en aluminium pour encore plus de robustesse.

Supports des disques du TerraMaster

Supports des disques du TerraMaster

Une fois que les disques sur leur support sont insérés dans le boîtier, l’étape suivante consiste à positionner le petit commutateur arrière (à l’aide de l’outil fourni) sur la configuration que l’on souhaite. Celle-ci est activée par défaut pour l’utilisation à un seul disque (mode simple, ou « Single »). Pour mon essai, j’ai opté pour la configuration « RAID 1 » qui permet de copier les données sur deux disques durs simultanément (copie miroir).

Configuration des disques du TerraMaster

Configuration des disques par le commutateur

Après avoir mis sous tension le boîtier et l’avoir branché à mon ordinateur, ce dernier a bien reconnu l’ensemble comme un nouveau disque de stockage externe. Pour rappel, la configuration « RAID 1 » ne fait voir à l’ordinateur qu’un seul disque dur même s’il y en a pourtant deux dans le boîtier.

Là où les choses peuvent se compliquer pour une personne novice, c’est au moment de « partitionner » le nouveau support de stockage si les deux disques montés dans l’appareil sont complètement neufs (ce que je recommande puisqu’il faut deux disques identiques, de même modèle et de même capacité pour une configuration RAID 1). Il faut alors passer par la « Gestion de l’ordinateur » de Windows pour créer et formater une ou des partitions qui accueilleront les données.

Configuration nouveau disque dans Windows

Configuration d’un nouveau disque dans Windows

Et comment se passe l’utilisation du TerraMaster D2-310 ?

Une fois que le boîtier et les disques ont été configurés sur mon ordinateur (modèle HP EliteBook 8560 âgé de quelques années, mais équipé d’un disque SSD et de 16 Go de mémoire vive), j’ai commencé à tester le transfert de fichiers sur celui-ci. À noter que j’ai utilisé les deux disques durs Samsung de mon ancien NAS Iomega pour cet essai (ils ont quelques années).

J’ai d’abord essayé la copie de mon gros dossier de photos qui a une taille de 200 Go et qui est stocké sur un disque dur Seagate « interne » de mon ordinateur (disque d’une capacité de 2 To tournant à 7200 tours / minutes, soit un standard aujourd’hui).

Le taux de transfert (vitesse) s’est montré plutôt intéressant. Branché sur un port USB 3.0 de l’ordinateur, l’appareil a accueilli mes données à une vitesse constante allant de 95 Mo / seconde à 115 Mo / seconde. Le dossier de 200 Go a été transféré en un peu plus de 35 minutes.

Il est à noter que le TerraMaster D2-310 supporte la nouvelle norme USB 3.1 Gen 2 qui, théoriquement, double la vitesse de l’USB 3.0 (ou USB 3.1 Gen 1 qui est la nouvelle appellation). Il peut aussi accueillir des disques SSD (mémoire Flash sans pièces mécaniques) beaucoup plus rapides que des disques traditionnels. Nul doute que si mon ordinateur était équipé d’un port USB 3.1 Gen 2 et que j’avais inséré des disques SSD dans le boîtier, le temps de transfert de mes nombreuses données aurait été très considérablement réduit.

Mis à part ses performances très acceptables, le boîtier est équipé d’un ventilateur performant et très silencieux. En voyant sa grande taille au départ, je croyais qu’il serait plus bruyant. En plein travail, on n’entend pratiquement que les disques durs (si l’on a des disques traditionnels et non SSD bien sûr). La dissipation de la chaleur est plutôt efficace puisque le boîtier est resté assez froid même après le transfert de mon dossier de photos de 200 Go et l’ensemble de mes données par la suite. Je me demande si la température de l’appareil aurait davantage augmenté durant la période estivale.

Enfin, des petites lumières DEL clignotent simultanément sur la face avant du TerraMaster D2-310 pour indiquer le transfert de données (RAID 1) sur ses disques. Pas trop voyantes, ces lumières ne dérangent pas outre mesure si l’appareil est placé dans une chambre à coucher par exemple. Même lorsque les lumières restent fixes lorsque les disques ne sont pas en travail, elles se font assez discrètes.

Ah oui, je ne l’ai pas encore mentionné, mais le boîtier a fière allure dans toutes les pièces où je l’ai placé. Il est très élégant et fait très professionnel.

Des petites lacunes à corriger pour une prochaine version du produit

Dans l’ensemble, j’ai trouvé beaucoup plus de points positifs que négatifs au TerraMaster D2-310. J’ai mentionné plus tôt les supports pour les disques qui sont en plastique. Physiquement parlant, c’est peut-être la plus grande lacune dans la fabrication du produit. Le reste des petites choses à améliorer peut sembler davantage un caprice.

Je pense notamment au câble USB fourni avec le boîtier qui n’a que 3 pieds de longueur (soit moins de 1 mètre). C’est beaucoup trop court du moment où l’on souhaite placer l’appareil dans un endroit quelque peu éloigné de l’ordinateur où il sera branché.

Il aurait été bien aussi que l’appareil puisse gérer l’alimentation des disques et se mettre en veille après un certain délai d’inactivité (mise en veille qui pourrait être interrompue dès qu’on tente d’accéder aux données).

On achète ou pas ?

Le TerraMaster D2-310 vaut bien son prix de 200 $ tel que vendu sur Amazon (si vous êtes en France cliquez ici). C’est un produit de qualité et plutôt performant qui fait bien le travail qu’on lui demande.

Avec l’achat des deux disques vendus séparément, l’ensemble coûte évidemment plus cher qu’un disque dur externe de même capacité tel que le Western Digital MyBook que l’on retrouve pour environ 140 $ au Canada ou 160 euros en France.

Mais il faut prendre en considération que ce boîtier offre la tranquillité d’esprit quant à la sauvegarde de nos précieuses données qui sont dupliquées sur deux disques lorsque configurés en RAID 1. Si l’un d’eux tombe en panne, l’autre servira de secours.

À ce sujet, le TerraMaster D2-310 supporte le remplacement « à chaud » (ou « hot-swap ») des disques, c’est-à-dire que l’on peut remplacer un disque endommagé par un autre identique alors que l’appareil est en fonction. Je n’ai malheureusement pas essayé cette possibilité.

Pour les personnes qui préfèrent un boîtier qui offre une plus grande capacité de stockage (au détriment de la sécurité qu’offre la copie en miroir RAID 1), il est possible avec ce TerraMaster de le configurer de sorte que la capacité des deux disques durs puisse être additionnée. En insérant par exemple deux disques de 4 To, on obtient alors une unité de stockage de 8 To. Le boîtier supporte les disques allant jusqu’à 12 To, soit un total de capacité de stockage de 24 To.

Si vous avez déjà perdu des données importantes suite au bris de votre disque dur (et êtes devenu(e) un peu paranoïaque comme moi), vous comprendrez l’intérêt d’un tel appareil. Il est évidemment un peu plus complexe à mettre en place qu’un simple disque dur externe prêt à l’emploi, mais avec un peu d’aide il sera un bon gardien pour vos précieuses données.

Si vous êtes du genre à vouloir un NAS pour la sauvegarde des données en réseau ou un centre multimédia pour diffuser du contenu sur différents appareils, il faudra évaluer les capacités et possibilités de votre routeur sans fil à connecter et gérer une unité de stockage branchée à son port USB (3.0 ou 3.1 de préférence). Il faudra aussi penser à la configuration que le tout vous demandera, alors qu’un NAS plus dispendieux et incluant des disques permet généralement une utilisation dès sa sortie de la boîte.

Dans tous les cas, je recommande ce produit que je vais assurément me procurer maintenant que mon essai est terminé.

Page officielle du produit (dans un français plutôt approximatif) : http://www.terra-master.com/fr/d2-310.html

Achat du TerraMaster D2-310 sur Amazon Canadahttp://amzn.to/2DsbX9w

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